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No code platform : les outils indispensables pour automatiser votre activité sans développer

No code platform : les outils indispensables pour automatiser votre activité sans développer

No code platform : les outils indispensables pour automatiser votre activité sans développer

Vous passez encore vos journées à copier des données d’un Excel vers votre CRM, à transférer des mails vers Trello ou à relancer vos clients “à la main” ? Si oui, vous êtes exactement la cible des plateformes no code. Et la bonne nouvelle, c’est que vous pouvez automatiser une grande partie de votre activité… sans écrire une ligne de code.

Attention toutefois : le no code n’est pas une baguette magique. Certains outils sont brillants pour des automatisations simples, d’autres pour orchestrer des processus complexes. L’enjeu n’est pas d’“essayer le no code”, mais de choisir les bons outils pour vos vrais problèmes business.

Qu’est-ce qu’une plateforme no code d’automatisation, concrètement ?

Une plateforme no code permet de créer des workflows, des applications ou des intégrations entre outils uniquement via une interface visuelle : des blocs, des formulaires, des boutons, des conditions à cocher… Pas besoin de savoir coder, mais il faut comprendre vos propres processus.

Dans le cadre de l’automatisation, ces plateformes jouent souvent le rôle d’“intermédiaire intelligent” entre vos logiciels :

Autrement dit : ces plateformes servent à faire faire aux logiciels ce que vous faites encore à la souris et au clavier.

Les cas d’usage d’automatisation les plus fréquents en PME

Avant d’entrer dans la liste des outils, partons du terrain. Dans les PME et ETI, on retrouve souvent les mêmes chantiers d’automatisation :

C’est sur ces cas très concrets que les plateformes no code montrent leur vrai potentiel.

Les plateformes d’automatisation “générales” : le cœur du dispositif

Ces outils sont souvent le point de départ. Ils se branchent sur vos logiciels existants (CRM, ERP, Google Workspace, outils métier…) et orchestrent des scénarios.

Zapier : le standard pour démarrer vite

Zapier est probablement le nom le plus connu du no code. Il fonctionne selon une logique simple : un déclencheur (“trigger”) et une ou plusieurs actions en chaîne.

Exemples typiques :

Forces :

Limites :

Make (ex-Integromat) : le couteau suisse pour les workflows complexes

Make adopte une approche plus “graphique” : vous construisez un scénario sous forme de schéma avec des bulles reliées entre elles, ce qui facilite la visualisation de processus plus lourds.

Cas d’usage typiques en PME :

Forces :

Limites :

n8n : pour les équipes qui veulent garder la main en interne

n8n est une plateforme d’automatisation open source, que vous pouvez héberger sur vos propres serveurs. Intéressant pour les entreprises soucieuses de souveraineté ou de confidentialité.

Exemples d’usages :

Forces :

Limites :

Les “bases de données no code” : votre colonne vertébrale

Une fois les flux d’informations automatisés, il faut un endroit propre où les stocker, les structurer et les exploiter. C’est le rôle des bases de données no code comme Airtable ou Notion.

Airtable : l’Excel sous stéroïdes

Airtable ressemble à un tableur, mais fonctionne comme une base de données relationnelle, avec des liens entre tables, des vues filtrées et une API robuste.

Cas d’usage :

Couplé à Zapier ou Make, Airtable devient le hub de données de votre activité, sans déployer un ERP complet.

Notion : documentation, tâches et base de connaissances automatisables

Notion combine pages, bases de données et gestion de tâches. Ce n’est pas un outil d’automatisation en soi, mais il sert très bien de destination ou de source pour des workflows.

Exemples :

L’idée n’est pas de tout faire dans Notion, mais de l’intégrer proprement dans votre écosystème automatisé.

Les constructeurs d’applications no code : quand un simple tableau ne suffit plus

Au-delà des automatisations “invisibles”, certaines entreprises ont besoin de véritables applications web ou mobiles : portail client, application interne, outil métier sur-mesure. Là, on passe sur des plateformes comme Bubble, Glide ou Softr.

Bubble : pour des applications métiers avancées

Bubble permet de créer des applications web assez sophistiquées : gestion d’utilisateurs, workflows internes, logique métier complexe, interface personnalisée.

Usages fréquents :

Bubble s’intègre aux outils d’automatisation vus plus haut, qui peuvent, par exemple, déclencher des actions dans votre application ou traiter des événements sortants.

À savoir : Bubble reste du no code, mais demande une bonne capacité à modéliser vos process. Vous ne codez pas, mais vous “pensez comme un développeur”.

Glide et Softr : applications rapides sur base de données

Glide et Softr construisent des applications à partir de bases existantes (Google Sheets, Airtable, Notion…). Cela permet de transformer rapidement une base de données en interface utilisateur propre, sans partir de zéro.

Exemples :

Pour une PME qui veut sortir de l’Excel partagé par mail, ces solutions offrent un saut qualitatif sans passer par un projet de développement lourd.

Les formulaires et outils frontaux : l’entrée de vos données

Automatiser, c’est bien. Mais encore faut-il que les données entrent proprement dans le système. Les outils de formulaires no code sont souvent la porte d’entrée de vos workflows.

Quelques références :

Branchés à Zapier, Make ou n8n, ces formulaires peuvent déclencher :

Automatisation et e-commerce : les incontournables

En e-commerce, l’automatisation n’est pas un “nice to have”, mais une condition de survie, surtout avec des marges serrées.

Quelques scénarios classiques, 100 % réalisables en no code :

Pour beaucoup de marchands, ces automatisations remplacent littéralement plusieurs ETP de tâches administratives répétitives.

RH, gestion et management : des gains rapides, sans gros projet SI

Les équipes RH et les managers sont souvent moins équipés que le marketing ou le commerce. Le no code est une opportunité pour rattraper ce retard, sans lancer un projet SIRH de 18 mois.

Quelques chantiers efficaces :

Sans développer un logiciel maison, vous pouvez ainsi structurer des processus qui, jusqu’ici, vivaient dans des mails et des fichiers Word.

Comment choisir vos outils no code sans vous perdre ?

La tentation est grande de tester tout ce qui passe sur Product Hunt. Mauvaise idée. Une démarche simple évite le syndrome “usine à gaz no code” :

Ensuite seulement, vous cherchez les intégrations disponibles, les limites techniques et le coût global.

Les pièges classiques à éviter

Le no code permet d’aller vite, parfois trop vite. Quelques écueils récurrents :

Pour éviter ça, quelques règles simples : documentation systématique, comptes d’équipe plutôt que personnels, validation par la DSI (ou au minimum par une personne référente) dès qu’on touche à des données sensibles.

Par où démarrer demain matin ?

Si vous deviez lancer une première automatisation dans les 30 jours, une feuille de route réaliste pourrait ressembler à ceci :

Une fois ce premier succès acquis, les idées de nouveaux scénarios vont affluer naturellement : la différence, c’est que vous aurez déjà les briques et la méthode pour les mettre en musique.

Le no code ne remplacera pas vos équipes, mais il peut clairement leur rendre leurs journées plus intelligentes. Et, accessoirement, vous éviter un énième fichier Excel baptisé “version_finale_def2_v3.xlsx”. Rien que pour ça, ça mérite d’être testé sérieusement.

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